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Articles récents

Poésies tombées du Ciel 29

16 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

 

Le lac de la forêt repose au clair de lune,

Les pâles nénuphars se taisent, recueillis,

Et les chênes altiers que le temps a vieillis

Regardent tristement descendre la nuit brune.

 

Oh ! lac de la forêt qui rêve à la brune

Dis-moi de quel tréfonds secret ils sont jaillis

Ces frissons inconnus qui troublent les taillis

Et que le vent des nuits roule vers la lagune ?

 

Ne réponds point ! Je sais... tu regrettes la mer

Qui, jadis, t’oublia dans les terrains arides...

Et le Terriens surpris etns, en scrutant tes rides,

 

Le regret nostalgique étrangement amer

Du Cosmos créateur, et de l’onde et de l’être,

Par les beaux soirs seeins, s’éveiller et renaître.

 

 

 

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Poésies tombées du Ciel 28

15 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

 

Il est certains soirs opalins

Aux reflets d’aube douce et blonde,

Des soirs mystiques et câlins,

Pleins de délicieuses rondes...

 

Il est certains soirs radieux

Auréolés de lueurs fauves,

Des soirs tendres, mélodieux,

Illuminant les frontons chauves...

 

Mais il est pour moi certains soirs,

Plus tendres, plus doux, plus mystiques,

Des soirs éclatants de musiques,

Des nuits radieuses d’espoir :

 

Lorsque votre âme, à tire-d’aile,

Fuyant votre corps endormi,

Vient goûter l’amour très fidèle

Qui dort au cœur de votre ami.

 

 

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Poésies tombées du Ciel 27

14 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

Dieu n’est pas seulement une figure, un être

Austère, illuminé par un aura vermeil...

Ce n’est pas seulement le Roi, le Chef, le Maître

De la terre, du ciel, du vent et du soleil.

 

Et ce n’est pas non plus ce monarque sévère

Qui vous parle du ciel et vous montre l’enfer.

Ce n’est pas le juge implacable, c’est le Père

Dont l’amour tout-puissant éclaire l’Univers.

 

C’est le But ! C’est le Port où l’âme se retire

Après avoir erré, souffert. C’est le Délire

D’aimer et de créer, d’être le Fondement

 

Et le point de départ des êtres, des atomes,

De ces esprits subtils qu’on appelle les hommes.

C’est le Progrès, la Loi, l’Amour, le Mouvement,

L’Éternel Recommencement.

 

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Poésies tombées du Ciel 26

13 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

La vague monte, gigantesque,

Et de son remous titanesque

Roule la vieille Humanité

Aux gouffres de l’Eternité.

 

Le monde s’agite, tressaille...

L’homme effrayé cherche, et travaille...

D’où vient-il ? Où va-t-il ? Qui sait ?

La vie, en somme, qu’est-ce que c’est ?

 

Il veut à tout prix la lumière...

Et dans les fanges de l’ornière,

Inquiet, cherchant un flambeau,

Vient trébucher à son tombeau.

 

Que lui caches-tu, pierre obscure ?

Est-ce une humanité future ?

Ou bien les ombres du néant

Comblent-elles ce trou béant ?

 

Tout se tait... Devant ce silence,

L’homme aperçoit son ignorance,

Son impuissance à tout savoir,

A tout comprendre, à tout prévoir...

 

Heureux ceux dont l’orgueil tombe

Au seuil paisible d’une tombe...

Dieu rouvre leurs yeux et leur cœur

Dissipant toute leur rancœur.

 

Il les éblouit, les éclaire

Et, quelque fois, pour leur complaire,

Autorise « leurs Disparus »

A devenir «  des Reparus ».

 

La vague monte, gigantesque,

Et de son remous titanesque

Conduit la vieille Humanité

Vers la Vie, Vers la Vérité.

 

 

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Poésies tombées du Ciel 25

12 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

Celui qui sent, la nuit, la suave caresse

D'un geste, d’un baiser timidement frôleur,

Celui qui, dans son cœur, palpite d’allégresse

A ce contact chéri, doucement prometteur ;

 

Celui-là fut béni par une main fidèle

Et, quel que soit le sort que lui fit le destin,

Sentira se pencher une âme fraternelle

Que meurtriront aussi les ronces du chemin.

 

Car sur le même plan, souffrant des mêmes peines,

Mais de plus haut, plus loin, où l’on comprend et voit,

L’Ami de votre cœur vous berce, loin des haines

Et vous endort, grisé des charmes de sa voix.

 

Puissiez-vous, quand la nuit s’étend, mystérieuse,

Surprendre le baiser caressant et frôleur,

(Geste familier ou suave berceuse)

Que l’Ami d’autrefois laisse dans votre cœur.

 

 

 

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Poésies tombées du Ciel 24

11 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

Parmi le flux brutal de l’ouragan qui passe,

Nous venons jusqu’à vous, éclatant de lueurs,

Par un fil, si ténu, qu’un pli d’azur l’efface

Et le cache en ses profondeurs.

 

Nous venons jusqu’à vous, pénétrant votre rêve,

Auréolant vos fronts de notre amour divin

En vous faisant goûter, en la minute brève,

Un peu de notre ciel serein.

 

Nous venons à vous, protecteurs inlassables,

Rassurer votre esprit, calmer votre tourment,

Et pour bercer les cœurs, tendrement charitables,

De ceux qui vous aiment vraiment.

 

Parmi le flux brutal de l’ouragan qui passe,

Tâchez de percevoir ce que nous vous offrons...

Un jour, dans les lointains splendides de l’Espace,

Heureux, nous vous retrouverons.

 

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Poésies tombées du Ciel 23

10 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

Homme, la mort point ! L’ombre n’est point ! Tout est prodige !

Le tombeau cache l’aube et l’effrayant vertige,

A ton esprit calmé, porte l’apaisement.

Tout est Clarté, Lueur, Splendeur, Embrasement...

Genre humain qui m’entends, ouvre tes larges ailes !

Tente un essor vers les demeures éternelles !

Le cercueil est un nid où l’âme libre éclôt.

N’accueille point la mort d’un tragique sanglot,

Du formidable appel de ta désespérance ;

Le râle commencé s’achève en délivrance,

La Matière croule, emportant la douleur,

L’âme s’épanouit dans toute son ampleur ;

Rien n’est fait pour rester dans l’horreur des pénombres,

Et le soleil divin dore toutes les ombres.

Ne pleure point tes morts à l’abri des cyprès,

Ne crains pas le trépas car l’extase est après...

Sous l’azur éclatant où tout rêve, où tout pense,

La « Terre châtiment » monte au « Ciel récompense ».

Homme, relève-toi ! Du plus faible au plus haut,

Un invisible amour flotte sur le chaos

Et liant tous les fronts aux ailes des archanges,

Fait des jets d’arc-en-ciel avec toutes les fanges...

 

 

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Poésies tombées du Ciel 22

9 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

Que tu sois sous la pourpre ou sous un toit de chaume, 

Tu t'irrites d'être homme et voudrais que l'atome

Dont l'épi se mûrit à l'astre de ton cœur

Te livre sa moisson d'acquis ou de rancœur ? 

Tu voudrais, devançant l'attelage de l'aube, 

Arracher au soleil les rayons de sa robe ? 

Si l'Ourse pouvait te servir d’amphitryon

Comme tu franchirais le pur septentrion,

Chevauchant les azurs vermeils et les nuées ! 

Comme tu surprendrais ces voix diminuées

Par l'ampleur de l'Espace au rythme solennel ! 

Ta curiosité faisant à l’Éternel

Un trou (ce guet-apens de ton inquiétude) 

Qui te permit de voir le Maître, en pleine étude, 

N'est-ce point téméraire, être présomptueux ? 

Es-tu seulement bon, sincère, vertueux ? 

 

As-tu pesé loyalement l'or de ton âme ? 

Jusqu'où peut t'éclairer la lueur de ta flamme ? 

Ton puits a-t-il livré toutes ses profondeurs ? 

Et sais-tu si ton front mérite les splendeurs ? 

L'avenir t'épouvante et tu voudrais connaître 

L'être multiplié qui, de toi, va renaître ? 

Quoi ? Sera-ce une taupe, une étincelle, un lynx ? 

- Silence !... Car la Terre est l'arène du Sphinx... 

Et cependant tout vient répondre à ton angoisse ; 

Les voix, confusément, passent, sans que décroisse

Le doute qui t'étreint en la Terre qui ment.

L'Infini balbutie et ton accablement

Vient de l'infirmité de ton oreille sourde.

- Oh, que la pesanteur est une chaîne lourde !

L'être, l'extase au front, les pieds cloués au sol, 

Voit son rêve attaché, mesuré dans son vol.

En vain l'Ange le montre à l'Ange qui se penche

En balayant le Ciel de sa grande aile blanche ; 

Il ne sent pas, au fond de son cœur ébloui, 

La pénétration des étoiles en lui... 

 L'énormité l'écrase en la nuit ténébreuse...

Autour de lui, tout passe et croule, tout se creuse...

Le passé gît au fond des mornes entonnoirs ; 

Le présent se poursuit sous des cieux clairs ou noirs.

On recule toujours l'ardeur du télescope.

Sans trêve, l'Apparence étend son enveloppe

Sur la beauté tranquille et ferme du réel...

- Homme, ne frémis point ! Le terrestre duel

 

Victorieusement libère tous les êtres, 

Tire tous les verrous, puis, ouvrant les fenêtres

Au vaste tremblement de l'horizon confus, 

Fait toutes les clartés avec tous les refus.

Homme, agenouille-toi ! Que ta soif infinie, 

S'étanche dans la foi ; chasse loin, l'ironie.

Vois-tu, l'être décroît et noircit en niant.

Va ! Ne blasphème pas, car l'inconvénient

Est que toute action, étant d'ombre mêlée, 

Recule dans l'azur, la clémence étoilée.

Crois et redis ce nom prodigieux et beau

Inscrit en lettres d'or par les doigts du tombeau.

Captif, sous le réseau des choses nécessaires, 

Lève le front ! Redresse-toi sous tes misères ! 

 

Ajoute ta prière aux accents émouvants

Que promènent les flots, que propagent les vents.

Ecoute, recueilli, vibrer la plénitude.

Goûte les purs émois que l'âpre solitude 

Égrène, les soirs lourds d'astres et de rayons, 

Joins ta voix éperdue au ciel qui dit : Croyons ! 

Aimons ! Il est ! Il est ! Il est ! Le souffle passe

En ouragan vermeil sur le front de l'Espace, 

Il se fait arc-en-ciel, tonnerre, éclatement

Et c'est un formidable et doux enfantement...

- Homme, tu n'es pas seul ! Malgré que l'ombre immense

T'arrache, avec l'horreur, des gestes de démence, 

Malgré que la douleur fausse ton jugement, 

Sache qu'il te regarde... Il est éperdument, 

Et son baiser divin transfigure ou ranime

La blondeur des édens et l'effroi de l'abîme.

 

Toi seul doutes et crains. Toi, l'acteur du destin, 

Tu frémis de la nuit et trembles au matin...

Ta plainte est un blasphème et s'achève en torture...

- Mais n'as-tu donc jamais admiré la nature, 

L'amour, dans l'homme et l'astre, au fond du ciel vermeil ?

N'as-tu point, échappant à ton morne sommeil, 

Grisé ton cœur trop lourd de visions superbes ? 

Quand les baisers du vent courbent toutes les herbes, 

N'as-tu jamais senti qu'une magique voix

Frissonnante d'ardeur murmurait : " Je le vois ! "

Devant les soirs brodés d'étoiles et de flammes, 

Devant les profondeurs encloses en les âmes, 

Le mystère splendide et profond de la chair, 

Devant l'aube, devant l'azur, devant l'éclair,

 

Oses-tu demeurer le négateur farouche

Dont la colère emplit les yeux, le front, la bouche ? 

- Il est ! Je le redis aux abîmes grondants !

- Il est ! Répétez-le, doux échos obsédants 

Qui peuplez l'infini des cieux et des vertiges !

Il est ! Et rien ne vient éteindre ses prestiges ! 

- Homme, que ferais-tu qu'il n'ait pas accompli ?

Pourrais-tu seulement rayer le ciel d'un pli ? 

Que crois-tu ? Que sais-tu ? Tu n'as, dans ta science, 

Que l'orgueil de forcer l'humaine confiance.

Tu juges au hasard et tu voudrais pouvoir, 

Toi qui n'acceptes rien, imposer ton savoir...

Ne t'en vas pas cogner les soleils, larve noire ; 

Epargne à l'Absolu l'assaut de l'infusoire.

 

Arrière tout orgueil ! Prie et crois seulement ! 

L'esprit humain, chercheur de Dieu, voit par moments

Les rayons flamboyer comme des incendies

Tandis que dans les cieux, parfums et mélodies, 

Portent aux gouffres bleus leurs émanations.

- Ô ne rétrécis point tes émulations !

N'arrête aucun élan ; tout effort volontaire

S'ennoblit du paiement divin et salutaire.

Laisse ton âme en deuil de la fuite des jours, 

S'apaiser sur le cœur qui la berce toujours.

Ne te crois ni trop grand ni trop petit ; contemple

Les grands cieux diaprés ou Dieu cache son temple, 

L'Océan aux flots peins de constellations ; 

Regarde trembler l'algue aux chants des alcyons, 

 

Et tandis que la mer sanglote sur la grève, 

Songe à Lui qui, de loin, t'aperçoit et qui rêve, 

Toujours aimant, toujours penché, doux et vaillant, 

Regardant du même œil égal et bienveillant

La comète traînant sa flamboyante queue

Et l'humain qui l'appelle en l’immensité bleue. 

La nature, vois-tu, trahit son front serein, 

Et, vrillant le mystère aux lourds feuillets d'airain, 

(Bible faite d'azurs, d'ombre, de monts et d'arbres, 

Texte écrit dans la nue et gravé dans les marbres),

Elle épèle, devant l'Avenir étonné, 

Aux confins du nuage où l'orage a tonné, 

Le mot tumultueux, tout puissant, magnanime, 

Que murmure, très haut, tout bas, l'Être Unanime.

 

- Homme, tu n'es pas seul !  Dans le terrestre lieu

Tu gravites suivi par le regard de Dieu.

Que tu sois sous la pourpre ou sous un toit de chaume

Réjouis-toi d'être homme. A jamais, sur l'atome, 

Ton soleil resplendit, prometteur de rayons, 

S'élevant au-dessus des âpres tourbillons, 

Sur l'oscillation lugubre de la vie, 

Ton esprit connaîtra cette extase ravie

Que l'idéal ajoute à l'orbe lumineux.

Plus de doutes, d'horreurs, de limites, de nœuds...

- Comment, de l'idéal, le réel est capable, 

Et tout ce qui nous est caché sera palpable ? 

- Oui ! L'Infini liera par un ordre éternel

L'engrenage moral, aux spirales des formes !

- Toutes les forces sont des aveugles énormes.

Mais cette obscure mort que Dieu te donnera, 

Quel éblouissement elle te jettera

Lorsqu'elle allumera, jaillissante de flammes, 

La constellation formidable des Âmes.

 

 

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Poésies tombées du Ciel 21

9 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

- Ô vanité des mots où ne sont plus les choses ! 

Les soleils éperdus, sous les horizons roses, 

Peuvent-ils évoquer l'éternelle clarté, 

L'absolu radieux, à force de beauté ? 

- Ô l'inutilité des images, des formes, 

Pour fixer la grandeur des flottements énormes

(Réalisations splendides de l'obscur)

En lumineux efforts, qu'un désir noble et pur, 

Guide en les profondeurs de l'inimaginable !

Et comment discerner en l'Orbe indiscernable ? 

 

Dans l'éblouissement fait de tous les rayons, 

L'être tâtonne, heurtant des spectres d'embryons...

Assoiffé d'infini, l'homme n'étreint que l'ombre...

- Que dit le ciel jaloux, éclatant ou bien sombre ? 

- Que dit le vent du soir, aux monts échevelés, 

Quand le " nocturne " passe en souffles affolés ? 

- Que murmure la voix, étrangement pieuse

Des grands bois solennels où foisonne l'yeuse,

Où le chêne officie, en gestes consacrés ? 

- Quels mots mystérieux, magiques ou sacrés

 

S'échangent doucement au bord des lacs superbes ?

- Que chantonnent les fleurs ? Que répètent les herbes

Au creux des vallons roux et dans le vert des prés ?

- Et que sanglote encore, sous les cieux diaprés, 

Le triste appel du flot qui toujours se lamente ? 

- Homme, tu n'entends pas le cri de la tourmente, 

Le grand soupir d'amour suave, inapaisé, 

Que le chaos entier, par l'extase baisé, 

Pousse en l'illimité vers la Béatitude...

Et l'immense duo, silence et solitude, 

 

Passe sans attirer ton admiration...

Cependant tout épèle, avec émotion, 

Le mot que l’Éternel mit sur toutes les bouches...

- Il est ! Vous le savez, vents puissants et farouches, 

Qui balayez les cieux et les mondes flottants ? 

Il est ! Redites-le, quadriges éclatants 

Qui roulez, sans merci, vers d'effrayants vertiges ! 

Il concrétise, en lui, la somme des prodiges...

Sans lui, rien se serait et l'épouvantement

Remplacerait, à tout jamais, l'enchantement.

 

- Homme, tu veux, en vain, nier son existence, 

Quelle dérision ! La terrestre sentence

A beau vouloir l'exclure, elle ne pourra pas

L'empêcher de briller à chacun de ses pas ! 

Le bois chante, le nid palpite, l'hirondelle

Rayant l'air embaumé, s'élance à tire d'aile, 

Vers le ciel qui sourit, à travers ses cils d'or...

La nuée alourdit l'azur et Messidor

Règle de son archet les harpes forestières, 

Les mers, comme un défi, se redressent, altières

 

Et les ravins profonds comme les gouffres noirs, 

Les cratères flambants aux grondants entonnoirs, 

Les pics démesurés où les aigles avides

Guettent le précipice aux prunelles livides.

Tout murmure le mot vibrant, définitif, 

Que le verbe Absolu conjugue au Relatif...

- Ne dis pas : Il n'est point ! Écarte le blasphème...

C'est vrai, tu ne pourras résoudre le problème

Que pose à l'Infini, le divin potentiel, 

Mais agenouille-toi sur la porte du ciel !...

 

Courbe le front devant l'énigme irrésolue

Et, quel que soit le point où ton rêve évolue, 

Crois et laisse grandir en toi son flamboiement, 

L'être est prodigieux comme le firmament

Et possède, en son cœur, des ruissellements d'astres...

- Qu'importent les douleurs, aux multiples désastres, 

L'inharmonie enclose en le chaos proscrit, 

Qu'importe le malheur, si Dieu lui-même, écrit, 

Au point d'intersection du Nombre et de la Forme, 

Le mot " Amour " avec un porte-plume énorme...

 

 

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Poésies tombées du Ciel 20

8 Mai 2020 , Rédigé par Gene McBreth Publié dans #Poésie-Spiritualité

 

Homme, écoute ! Le fruit est fait pour qu'on le cueille.

Qu'importe si la branche ou l'épine ou la feuille

Le dérobent parfois à ton geste obstiné...

Tends la main et retiens ce fruit prédestiné...

Prends, par ses cheveux d'or, quelque étoile bavarde

Et demande-lui donc ce que son œil regarde

Dans la limpidité de l'azur entr'ouvert ?

Aurait-elle surpris l'étrange rayon vert

Insaisissable effet des prismatiques ondes ? 

Verrait-elle, soudain, s'allumer sur les mondes

 

Les échanges féconds des grands reflux vitaux

A lourd renfort d'enclume et de coups de marteaux ? 

- L'orage embrase-t-il le feu de ses prunelles

De l'ardeur des éclairs aux foudres criminelles ? 

- Non ! Ce qu'elle contemple en les cieux éblouis, 

En ouvrant les yeux d'or, larges, épanouis, 

- C'est Lui !!! C'est la Lueur hypnotique et farouche

Dont le front radiant et la magique bouche, 

Clament, aux quatre vents : Justice ! Vérité ! 

Grandeur ! Amour ! Bonté ! Puissance ! Éternité !...

 

Fais une strophe avec les brises éternelles, 

Arrache aux séraphins la blancheur de leurs ailes, 

Ravis à l'arc-en-ciel son prisme irradié, 

Prends la pourpre au couchant vermeil, incendié

Par le feu d'un soleil d'été rouge de flamme ! 

Prends les roses à l'Aube et les clartés à l'âme, 

La blondeur aux rayons, l'azur au firmament, 

La splendeur aux frissons de l'émerveillement, 

Tu ne peindra pas Dieu ! Il est l'être impossible, 

Imprévu, formidable et doux, inadmissible, 

 

Inconcevable et bon, innommable, idéal, 

Caresse dans l'amour et soutien dans le mal, 

Car le rayon splendide et le firmament sombre

Se baisent tendrement sur les lèvres de l'ombre...

- Homme, tu ne sais rien... et ton obscurité

S'augmente, à chaque pas de ta témérité.

Sur ce chaos étroit, pour un moment ta lice, 

Tu te débats en vain accordant ton délice

Aux apparents effets de périssables dons.

C'est la Loi !!! " Les remords, les luttes, les pardons,

 

L’écœurement profond des faiblesses humaines

Dans le lent processus des ans ou des semaines

Et ce, jusqu'à l'envol vers le havre apaisant

Où se réveille un jour tout être agonisant. "

J'ai connu comme toi l'adversité qui brise

Les désirs éperdus, la victoire qui grise

Comme un vin généreux vous dilate le cœur.

J'ai subi les revers, le sarcasme moqueur, 

Dissimulé parfois les larmes qui ravagent

L'âme, les yeux, le front : lourds sanglots qui soulagent

 

Ou douloureusement vous brûlent à jamais... 

- Homme, j'ai tout souffert ! Il n'est rien désormais

De ce qui te broiera pantelant sur la claie

Dont je puisse ignorer la blessure ou la plaie...

Aussi lorsque je sens ton cœur se déchirer,

Quand ton esprit lassé s'apprête à délirer, 

A maudire, à douter, à lancer son blasphème, 

Furtivement, je viens tel un fantôme blême, 

Rallumer la lueur prête à s'évanouir...

 

De cet amour ardent dont la noble envolée

Voudrait, en ton cachot glisser sa flamme ailée, 

Laisse-moi t'apporter le magnifique espoir

Car, vois-tu, rien n'est faux, rien n'est vil, rien n'est noir, 

L'apparence est trompeuse et cache le prodige...

- Le mal n'est qu'un moyen évolutif, te dis-je

L'homme est un Dieu naissant que chaque jour grandit.

- Frère ! Relève-toi !! Ton âme resplendit

Sur le soir attentif, étincelant et rose, 

Car, de tous les sanglots, Dieu fait l'apothéose.

 

 

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